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Martin Sawadogo, DTN cyclisme : « Ce Tour du Faso,  nous partons favoris par rapport aux autres équipes»

A quelques jours du début de la 37e édition du Tour cycliste international du Faso, prévue du 30 octobre au 8 novembre 2026, le directeur technique national, Martin Sawadogo, s’exprime sur les chances des Burkinabè. Il revient également sur la préparation des 21 coureurs  actuellement au vert et le niveau de la course avec le retour des équipes continentales. « Je peux dire que nous partons favoris par rapport aux autres équipes ».

Letalon.net : A un peu plus d’une semaine du départ de la caravane du 37e Tour du Faso, comment se passe la préparation des Etalons cyclistes ?

Martin Sawadogo : La préparation se déroule bien.  Au niveau de toutes les compétitions que nous avons ici et au niveau aussi des compétitions internationales que nous avons eues, ça va. Maintenant, on est en train de parfaire ça par ce qu’on appelle mise au vert. Et depuis le 3octobre, nous sommes déjà dans ce regroupement au niveau du Burkina Faso. On a fait, en tout cas depuis le 3 octobre, une semaine. Et après, nous avons pris la direction de Boromo en pédalant Boromo-Bobo. On a fait près de 8 jours là-bas, pour ne pas dire en gros, 8 à 10 jours. Et nous sommes revenus le 14 octobre pour participer à des courses à Ouagadougou dont le grand prix Excellence Hôtel. Nous sommes toujours au vert mais on  s’est un peu retiré vers Saponé. Donc, on est toujours en regroupement sans problème. Et réellement, ça se passe très bien.

Nous avions une course le 24 et le 25 octobre. Donc, en fonction de tout ça, on est en train de planifier et de doser parce que le tour commence le 30. Donc, il faut savoir, bien sûr, travailler la charge, désamorcer, planifier pour être au top le jour J. Donc, si je vais parler simplement, vraiment, et actuellement, on a travaillé beaucoup sur l’endurance. Pour répondre à des attaques, il faut avoir une certaine capacité aérobique endurante. Donc, on a travaillé l’endurance foncier, on a travaillé la vitesse, on a travaillé les puissances, les accélérations… bref, tout ce qui s’appelle les techniques et les tactiques d’une course à étapes, par rapport aux 10 étapes, par rapport aux charges qui se retrouvent là-bas.

Il y a de longues distances au programme cette année pensez-vous faire ce qu’il faut ?

On s’est préparé en conséquence. Par exemple, nous sommes allés à 160 kilomètres, le mercredi 21 octobre. Réellement, les éléments sont prêts, avec une très bonne vitesse moyenne. Et tout dernièrement, on a testé de Boromo jusqu’à Saponé. On a fait 197, 800 kilomètres. Donc, ça a été très satisfaisant. Et vous voyez, même l’endurance car nous avons pédalé aller à Boromo et venir. Donc, n’en parlons pas ce qu’on avait déjà initié comme endurance.

Avec la présence des équipes continentales est-ce que ce travail sera suffisant ? Le maillot jaune est-il à notre portée ?

A l’échelon course, vous voyez que les gens explosent en fonction des opportunités et autres. Avec la présence, bien sûr, des équipes continentales qui seront là, je crois que, réellement, il faut surplomber ce qui est prévu pour pouvoir répondre, voire espérer avoir le maillot jaune. Effectivement à cette 37ème édition, le plateau est très, très élevé. Le niveau sera très haut avec la présence, bien sûr, des équipes continentales, le Rwanda, l’Algérie, l’Afrique du Sud. Mais, on se connaît déjà. Mais nous sommes sur notre terrain. Et comme nous sommes sur notre terrain, avec un environnement, et aussi une température qui n’est pas la même. Donc tout ça, ça peut jouer. On s’est préparés en fonction de ça.

Et effectivement, notre objectif, c’est le maillot jaune. Mais vous savez qu’une fois que vous ratez le maillot jaune, qui est en quelque sorte le maillot le plus convoité, il y a, par exemple, des maillots intermédiaires qu’on peut poursuivre. Mais pour le moment, notre objectif reste la conservation de notre maillot jaune. Quand bien même, je suis conscient que ça va être dur, il va falloir que nos équipes bataillent. Et dans la préparation, nous sommes dans cette dynamique. Même mentalement, ils sont réellement prêts et préparés pour cela. Donc pour le moment, effectivement, c’est le maillot jaune, notre objectif. A défaut du maillot jaune, que je ne souhaite même pas rater, il y aura peut-être d’autres orientations.

Maintenant que le circuit est officiel, avez-vous été sur place avec vos équipes pour une reconnaissance et mettre en places des stratégies ?

Il y a quand même certaines voies que, réellement, nous avons prospectées parce que déjà à Bobo et Koudougou, on a couru. Bobo, on connaît presque tous les circuits. Kaya, on a fait une course. Tenkodogo aussi, on a fait un peu les courses là-bas, jusqu’à Pa. Donc, je pense que ce sont des terrains, des étapes, vraiment qui ne sont pas nouveaux pour nous. Donc, personnellement, j’ai fait une prospection avec la direction technique. Je crois que ce n’est pas ça qui va être un handicap pour nous. Plutôt, on va composer avec. Et je peux dire même que nous partons favoris par rapport, bien sûr, aux autres équipes.

Vous avez une liste de 21 coureurs parmi lesquels vous ne retiendrez que 18 soit 6 coureurs pour chacune des trois équipes. Quand est-ce que cette liste sera-t-elle rendue publique ? Par ailleurs le fait de la donner au dernier moment ne va-t-il pas jouer sur la cohésion et la préparation ?

Non, non, ça ne joue pas. Effectivement, vous savez qu’au niveau de la préparation, c’est à 48 heures, en fait, avant qu’ils doivent être pris en charge les trois équipes de 18 personnes. Et maintenant, quelqu’un peut se blesser. Et puisque nous sommes dans un sport mécanique, ou deux ou trois peuvent se blesser bien avant ça. Donc, c’est-à-dire que si vous faites sortir une liste et vous libérez les autres et que vous avez des problèmes, c’est difficile de rattraper. Raison pour laquelle on nous autorise toujours, dans les 48 heures avant que le tour ne commence, qu’on puisse arrêter la liste. Du reste, vous savez que le pays organisateur est autorisé, bien sûr, à aligner ces trois équipes. Et les trois autres qui ne seront pas retenus vont être, en tout cas, redéployés pour être dans la fièvre de l’organisation du tour.

Interview réalisée par Philippe BATIONO

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