Paul Daumont a remporté, ce dimanche 2 novembre 2025, le maillot jaune de la 36e édition du Tour cycliste international du Faso. Il a également gagné le maillot vert du classement général aux points, le second maillot le plus convoité du Tour ainsi que quatre des dix étapes. Dans un entretien à Letalon.net, le coureur burkinabè revient sur sa compétition : « J’ai continué à me préparer pour tenter de revenir suffisamment fort en 2025 pour rehausser toujours le nom du Burkina Faso ».
Quatre victoires d’étape avec le maillot jaune à la clef. Après ton absence à l’édition 2024, tu reviens en force lors de cette 36e édition.
Oui, effectivement, ça a été une grosse préparation, surtout après mon accident en 2023. Ça a été un long chemin, autant physique que mental. Malheureusement, en 2024, je n’étais pas suffisamment prêt pour honorer le défi. J’ai continué à me préparer pour tenter de revenir suffisamment fort en 2025 pour rehausser toujours le nom du Burkina Faso. Vraiment, ce 2 novembre 2025, je suis très heureux d’avoir pu inscrire mon nom à nouveau au palmarès du Tour du Faso.
Y-a-t-il une différence entre l’édition 2023 et l’édition 2025 ? Ce maillot jaune a-t-il une saveur particulière ?
Oui, je peux dire que cette année, c’est vrai que la saveur est un peu différente. Comme je l’ai dit, je reviens de très loin. Après mon accident en 2023, ça a été beaucoup de doutes, beaucoup d’interrogations. Est-ce que j’aurais pu un jour revenir à ce niveau ? Franchement, je suis très content d’avoir remporté cette édition. Je tiens aussi à remercier mes coéquipiers parce que tout seul, je n’aurais pas pu y arriver. Ils ont fait vraiment un travail monumental. Ils m’ont fait confiance et je suis content de pouvoir inscrire mon nom avec eux comme étant les vainqueurs de la 36e édition.
C’est vrai que tu as écrasé la course, mais il y avait de l’adversité avec les Marocains et les Belges…
Oui, effectivement, cette édition n’a pas été de tout repos comme celle de 2023. D’ailleurs, je pense que peu importe l’édition, le Tour du Faso reste quand même une course assez difficile. C’est d’ailleurs ce qui fait sa renommée. Voilà pourquoi beaucoup de grands champions tentent l’aventure pour venir. On voit que des Belges font le déplacement, les Marocains chaque année pour tenter d’inscrire leur nom au palmarès parce qu’une fois que vous remportez ce maillot jaune, c’est une grande signification parce que le Tour du Faso est vraiment dur. Donc oui, je suis vraiment très content.
A qui dédies-tu ce maillot jaune ?
Il y a beaucoup de gens à qui je devrais le dédier, mais tout d’abord, je pourrais le dédier aux populations burkinabè parce qu’ils m’ont beaucoup soutenu. Malgré le fait que je sois maintenant en Guadeloupe avec un club, je n’ai pas oublié le Burkina Faso en courant avec l’équipe nationale. Donc vraiment, ils m’ont beaucoup soutenu, ils ont beaucoup cru en moi. Je lisais à chaque fois les commentaires tous les soirs et ça faisait vraiment plaisir d’avoir tout ce soutien. Donc vraiment, merci à eux tous.
Avec ce sacre, tu entres un peu dans la légende aux côtés des légendes qui ont remporté l’épreuve à deux reprises. Qu’est-ce que cela te fait?
C’est une sensation très agréable parce que rentrer dans des cercles fermés, c’est toujours assez particulier. Donc vraiment, ça fait quand même assez longtemps que le record n’avait pas été atteint. Vraiment, je suis très content de pouvoir au moins égaler ce record. C’est une grande fierté de pouvoir afficher mon nom à côté des grands champions qui ont fait la renommée du Tour du Faso avant.
Interview réalisée par Philippe BATIONO pour Letalon.net





