Le champion du Burkina, Rahimo football club, reçoit Manga sport du Gabon, ce samedi 20 septembre 2025, au stade du 4-Août à Ouagadougou pour le compte du match aller du tour préliminaire de la ligue des champions de la Confédération africaine de football (CAF). A quarante-huit heures de cette opposition, Letalon.net a échangé avec le coach de Rahimo FC, Jamil Benouahi. Le technicien marocain revient sur la préparation de son équipe et évoque les enjeux ce match.
Letalon.net : En prenant les rênes de l’encadrement technique de Rahimo FC, avez-vous mesuré le défi premier qu’est la ligue des champions de la CAF qui est un objectif majeur du club ?
Jamil Benouahi : J’ai accepté venir parce qu’il y a ce défi à relever sinon, je ne serais pas venu. Et les échanges avec le président à Casablanca, avant que je ne signe, étaient clairs à ce sujet et ce que les gens ne savent pas, c’est que j’ai fait les quarts de finale de la ligue des champions de la CAF avec l’AS Forces armées royales (FAR) du Maroc qui a été première de son groupe la saison dernière. La ligue des champions a été la première source de motivation et cela signifie que je suis un compétiteur, un gagneur. Dès lors, j’ai essayé d’avoir le maximum d’informations sur le projet Rahimo FC qui est d’abord une académie concentrée sur la formation de jeunes joueurs. Derrière, il y a aussi la possibilité de participer au développement de ces joueurs qui, de jour après jour, montrent de bonnes sur leur comportement, leur caractère, leur envie de travailler, leur énergie. Tout se passe bien jusque-là.
De ce que vous avez découvert du cadre de travail, de l’environnement, pensez-vous que cela devrait vous permettre de travailler dans de bonnes conditions et de relever les différents défis ?
Ce qui nous a beaucoup aidés, ce sont les conditions de travail puisque le centre Rahimo FC offre des facilités pour pouvoir travailler et avancer. Bien avant tout ça, il était important pour moi de voir le comportement de l’équipe lors de la saison écoulée et c’est dans ce sens que j’ai visionné quelques matchs. Après, nous avons eu cette chance d’avoir les infrastructures et le temps de nous préparer pendant un mois et trois semaines et cela a son importance en football. Avec la planification de travail, nous avons eu dix séances par semaines qui nous ont permis de rattraper le maximum de choses tout en sachant qu’il y a beaucoup de travail à faire. Mais, il faut relever que la progression est énorme puisque nous avons pu tester tout cela.
Après avoir participé au tournoi des clubs champions en Guinée et aussi joué et reporté la Super coupe AJSB, pensez-vous avoir fait l’essentiel avant d’aborder le premier virage de la ligue des champions de la CAF ?
Dans ce sens, je peux vous dire une seule chose à savoir que par rapport au travail fourni, il y a un résultat. Est-ce optimal ou pas et cela va-t-il être assez pour ce match face à Manga sport, je ne saurai l’affirmer surtout que je n’ai aucune idée sur cet adversaire. Sinon que tous les jours, nous essayons d’avancer, de progresser à tous les niveaux physiques et tactiques puisque je suis très pointilleux sur les détails avec les joueurs. Je tire mon chapeau aux joueurs parce qu’ils sont à l’écoute, concentrés et ont cette envie de progresser.
Pour le premier obstacle dans cette ligue des champions de la CAF, c’est le club gabonais de Manga sport. Est-ce qu’il y a une préparation particulière ?
Sincèrement, je n’ai aucune idée de cet adversaire et la seule chose que je sais, c’est une équipe qui a dominé largement le championnat du Gabon. J’ai aussi appris que c’est une compétition qui était à l’arrêt et je ne sais pas jusqu’où, cela va influencer leur niveau. Mais, il n’y a pas de match facile et c’est à nous de nous concentrer sur nos qualités et de faire le jeu que nous essayons de mettre en place depuis que je suis là. Ce qui est sûr, cela va être une expérience énorme pour ces jeunes joueurs et les aider dans leur développement. Notre objectif est d’avoir plus de matchs d’expérience dans cette ligue des champions. Ce qui signifie qu’il faudra passer ce tour.
Qu’est-ce qui peut faire la différence et comment s’en sortir dans un match pareil ?
D’abord jouer sur nos qualités footballistiques et surtout savoir concrétiser nos occasions pour être beaucoup plus efficaces.
Maintenant que vous découvrez le public sportif burkinabè, avez-vous un message particulier à leur endroit ?
J’espère que le public viendra nombreux surtout qu’il veut voir une équipe qui se bat, mouille le maillot et nous le ferons pour les satisfaire. Avec la qualité des joueurs que nous avons, nous espérons que ce public repartira content et heureux.
Entretien réalisé par Jean de Lacroix OUATTARA (www.letalon.net)





