Sélectionneur des Guépards du Bénin, Gernot Rohr s’est exprimé au 20 heures de la télévision béninoise sur la composition du groupe F des éliminatoires de la CAN 2027. Pour l’ancien sélectionneur des Etalons (2015), le Burkina Faso a des faiblesses qu’il pourrait exploiter pour ses donner une chance de le battre. Entretien !
Quel regard portez-vous sur ce groupe des éliminatoires de la CAN 2027 dans lequel se retrouve le Bénin ?
C’est un groupe équilibré, avec évidemment comme favori le Burkina Faso, comme vous l’avez dit. Et c’est aussi, évidemment, pas facile de battre la Mauritanie qui, à l’avant-dernière CAN, avait éliminé l’Algérie, on s’en souvient. Et forcément aussi la Centrafrique qui voudrait enfin participer à une Coupe d’Afrique des Nations. Donc, un tirage, je dirais, équilibré, pas facile, mais faisable.
Faisable. Donc le Bénin a des chances quand même de se qualifier ?
Oui, bien sûr, on a des chances. Déjà, c’est bien d’avoir su éviter un groupe avec les pays organisateurs. Parce que dans les trois groupes des pays organisateurs, vous n’avez qu’un seul qualifié. Parce que les pays organisateurs sont déjà qualifiés d’office. Donc, du coup, on a la possibilité, en tant que premier ou deuxième, de se qualifier dans ce groupe qui est relevé, mais qui est faisable.
Le Burkina Faso est un ancien finaliste et demi-finaliste de la CAN. Une sélection, d’ailleurs, que vous connaissez très bien pour l’avoir entraînée. Est-ce que votre connaissance de cette équipe peut être un avantage pour les Guépards ?
Oui, il y a encore quelques joueurs que j’avais eus sous ma houlette, mais je pense que c’est une équipe qui a aussi quelques faiblesses, comme toutes les équipes, et que nous avons notre chance de les battre. On aimerait beaucoup pouvoir jouer enfin dans le stade de l’amitié. Ça fait plus de trois ans que nous n’avons pas pu jouer devant notre public, et que faire tous les matchs dehors, ce n’est pas simple. Malgré ça, l’équipe a bien progressé, a fait de bons résultats, ce qui nous permet d’être dans le chapeau 2. Et du coup, voilà, on attend pour que le stade soit enfin homologué. On viendra faire un stage la semaine prochaine, avec les joueurs qui ont déjà fini leur championnat, et on pourra fouler la pelouse, au moins pour les entraînements.
Propos transcris par Philippe BATIONO pour Letalon.net





