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Elimination prématurée des Etalons à la CAN Maroc 2025 : l’heure des grands chantiers!

Après l’élimination (prématurée ?) des #Etalons, Boukari Ouédraogo, journaliste sportif, analyste et consultant revient sur la débâcle des poulains de Brama Traoré face aux Eléphants 0-3. Il pointe « un échec tactique et collectif ». Pour lui, il faut à présent changer de cap en commençant par l’encadrement. La solution pour bâtir une équipe solide et capable de rivaliser avec les meilleures voire remporter la CAN passe nécessairement par : un renouvellement générationnel, une équipe bâtie autour de la jeunesse, plus de rigueur au niveau de la FBF et retrouver une identité forte.
Voici son analyse!

Éliminés en huitième de finale, les Etalons du Burkina Faso quittent la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025 sur un constat amer. Au-delà des résultats, c’est l’ensemble du projet sportif qui interroge et appelle à une remise en question profonde. La participation des Étalons du Burkina Faso à la CAN 2025 peut être qualifiée, sans détour, de décevante. Si le premier match a laissé entrevoir quelques motifs de satisfaction — notamment l’engagement et l’énergie déployés pour arracher une victoire dans les derniers instants — la suite du tournoi a rapidement révélé les limites de l’équipe.

La deuxième rencontre face au Soudan, remportée sur le score de 2 buts à 0, a livré une prestation mitigée, ne reflétant pas totalement la domination attendue. Le dernier match, face à la Côte d’Ivoire, a quant à lui confirmé les inquiétudes : une défaite lourde (3–0), marquée par un manque d’organisation, d’envie et de réponses tactiques.

Un échec tactique et collectif

Sur le plan technique, le sélectionneur national Brama Traoré a clairement manqué son pari. Le dispositif mis en place s’est révélé incohérent et inefficace, sans réelle identité de jeu. Plus préoccupant encore, l’équipe a semblé manquer de combativité et de détermination dans un match pourtant décisif. Dans ces conditions, la lourde défaite face aux Éléphants apparaît presque logique, tant le Burkina Faso n’a jamais semblé en mesure d’inverser la tendance.

Changer de cap sur le banc

Face à cet échec, la première décision à envisager concerne le staff technique. Il apparaît nécessaire de remercier le sélectionneur pour les services rendus et d’ouvrir un nouveau cycle avec un entraîneur capable d’imposer une vision claire et une autorité forte.

Le débat sur la nationalité du futur entraîneur semble secondaire. Qu’il soit local ou étranger, seule la compétence doit primer. Le football burkinabè a besoin d’un technicien expérimenté, charismatique, capable de faire des choix forts, sans céder aux pressions ni aux statuts établis.

Vers un renouvellement générationnel

Cette transition doit également s’accompagner d’un renouvellement de l’effectif. Si Issoufou Dayo et Steve Yago ont déjà annoncé leur retraite internationale, d’autres cadres pourraient également céder leur place afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération.

La question de la longévité internationale de certains joueurs se pose avec insistance, dans un souci de performance et de projection à moyen terme.

Bâtir autour de la jeunesse

L’avenir des Étalons passe désormais par la jeunesse. Un projet sportif structuré sur deux à quatre ans, fondé sur la progression collective, apparaît indispensable. Des joueurs comme Edmond Tapsoba ou Dango Ouattara peuvent constituer des piliers autour desquels une nouvelle équipe pourra être construite.

En évoluant ensemble et en gagnant en maturité, cette génération pourrait, à terme, offrir au Burkina Faso de réelles ambitions continentales.

Une Fédération appelée à plus de rigueur

Au-delà du terrain, la responsabilité de la Fédération burkinabè de football est également engagée. Une gouvernance plus rigoureuse s’impose, avec une séparation claire entre le sport et les considérations politiques.

Un diagnostic approfondi des récentes participations du Burkina Faso aux grandes compétitions est nécessaire afin d’identifier les dysfonctionnements, de capitaliser sur les acquis et de corriger les erreurs sans complaisance.

Retrouver une identité forte

En conclusion, le Burkina Faso doit se doter d’un entraîneur de caractère, capable d’instaurer discipline, exigence et identité de jeu, à l’image de Philippe Troussier lors de la CAN 1998.

Sans une réforme profonde, tant sur le plan technique qu’institutionnel, les Étalons risquent de se contenter de participations honorables, sans jamais réellement prétendre aux plus hautes ambitions.

Par Boukari OUEDRAOGO, journaliste, analyste et consultant

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