Toujours annoncé mais jamais partant, l’ex-cadre du ministère des Sports et des Loisirs est cette fois dans les starting-blocks. Ainsi, Mory Sanou a officialisé sa candidature le 15 mai dernier sur les réseaux sociaux. Il est le 3e candidat après Amado Traoré et Lazare Bancé.
« Interpellé par ma conscience, il m’a paru bon de proposer ma candidature au poste de Président de la Fédération burkinabè de football (FBF). Il faut noter que cette décision fait suite à deux tentatives précédentes (2012 et 2016) qui n’ont pas été poursuivies jusqu’à terme pour des raisons de conciliation en vue de fédérer tous les acteurs autour du développement de notre football. » Voilà qui est clair! Cette fois, on n’assistera pas au faux départ du Mogho Naaba. L’image de l’éternel non partant attribuée à Mory Sanou est maintenant un long souvenir. Ainsi, il est convaincu d’une chose : » Le développement de notre football n’est réalisable qu’avec un consensus autour d’une vision claire et transparente, plutôt qu’autour des hommes, même s’ils sont animés de bonnes volontés et intentions. »
Enfin le grand saut ?
Aussi, il voudrait apporter son expérience de près de trois décennies (joueur, entraineur, instructeur d’entrainement, dirigeant et administrateur de sport) à l’essor du football burkinabè. Concernant ses atouts, Mory Sanou a cité sa bonne collaboration avec plusieurs ministres chargés des sports et des présidents de la FBF. « Malgré des incompréhensions, tous ont reconnu mes compétences, mon honnêteté et ma probité. Jusqu’à ce jour, j’ai de bons rapports avec tous ; il en est de même avec le président sortant et mes concurrents du moment« . Par ailleurs, le candidat Sanou fait part de son partenariat avec la Fédération néerlandaise de foot.
Ainsi, Mory Sanou entend mettre fin aux difficultés rencontrées par les ligues, districts et clubs de football. Ces difficultés sont notamment l’insuffisance de moyens (financiers, matériel, humains…), le faible niveau des compétitions, l’insuffisance de formations, la faiblesse de vision à moyen et long termes et les ingérences extérieures diverses. Aussi, le candidat veut accorder une place de choix aux joueurs, entraîneurs et arbitres dans son programme afin de leur permettre « de jouer pleinement leur rôle » dans le développement du football burkinabè. Par ailleurs, il entend redorer le blason des ancienne gloires en créant une série, en publiant un livre et en construisant une maison dédiée aux acteurs du football burkinabè.
« Le désir profond de mon cœur est que mes concitoyens et particulièrement les acteurs du mouvement sportif national, cessent de penser que c’est l’argent et la force qui doivent diriger. Mais que chacun sache avec certitude que c’est la connaissance qui doit diriger. Car, l’argent et la force se cachent pour chercher la connaissance dans les ténèbres et les lieux les plus inimaginables« , estime-t-il.





