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Abdallah Golo, SP relève sportive : « La formation est un passage obligé »

A quelques heures du lancement officiel la 4e édition des Jeux nationaux de la relève sportive (JNRES), nous vous proposons cette interview avec le Secrétaire permanent de la relève sportive, Abdallah Golo. Dans cete entretien, il aborde les préparatifs de ces jeux prévus du 16 au 27 septembre 2026 à Bobo-Dioulasso. Il a également levé un coin de voile sur les grandes articulations de ce grand rendez-vous de la jeunesse et du sport burkinabè. Pour lui, une chose est claire : « On ne peut avoir des sportifs de haut niveau si on ne forme pas, la formation c’est un passage obligé et nous sommes déjà dans cette dynamique ».

Letalon.net : A 24 heures du lancement de la 4e édition des Jeux nationaux de la relève sportive du côté de Bobo-Dioulasso, pouvez-vous nous dire où en sommes-nous avec les préparatifs ?

Abdallah Golo : Merci beaucoup pour l’opportunité que vous nous offrez. Merci également pour l’intérêt porté à la relève sportive. Il faut dire que tout est fin prêt pour la 4e édition des Jeux nationaux de la relève sportive (JNRES). Il y a déjà une équipe sur le terrain en train de préparer l’accueil et l’installation de toutes les délégations. Pour la question des infrastructures sportives aussi, tout va bien. Les autorités au niveau de la région ont été approchées. Au niveau central, les autorités sont en train de s’activer. Il est vrai que cela coïncide avec les Jeux de la Confédération des Etats du Sahel, mais nous faisons les deux à la fois.

Comme vous venez de le mentionner, c’est une période où il y a plusieurs activités sportives qui se tiennent de façon quasiment concomitante. Pouvez-vous rassurer qu’il n’y a pas d’impact sur la mobilisation et les préparatifs ?

Il n’y a pas un impact pour ce qui concerne l’organisation de la 4e édition des Jeux nationaux de la relève sportive. C’est une compétition qui va véritablement commencer à partir du 17 septembre 2026. Cela veut dire qu’on clôture les Jeux de l’AES le 16 septembre et on part à partir du 17 pour Bobo-Dioulasso pour la 4e édition des JNRES. Les autorités ont calé les choses pour éviter effectivement que les choses se chevauchent. Mais, je puis vous rassurer que tout se passe très bien.

Quelles sont les disciplines au programme de cette 4e édition ?

Les disciplines au programme de cette édition sont le football, le basketball, le volleyball, le handball, la lutte, l’athlétisme et le cyclisme. Donc, ça fait les sept disciplines retenues.

Qu’en est-il des délégations qui sont attendues ? Combien de participants et d’encadreurs cette année ?

Il faut dire que concernant les délégations qui sont attendues, on tourne autour de 4 000 personnes. Les athlètes, les encadreurs, les officiels, le personnel soignant, la presse. En tout cas, il y a environ 4 000 personnes qui sont attendues à Bobo-Dioulasso.

Quelles sont les innovations pour cette édition qui est en quelque sorte celle de la maturité ?

Cette année, il y a des séances de sensibilisation sur les axes de la Révolution progressiste populaire (RPP). Il y aura des sessions de formation sur le manifeste de la RPP, des sensibilisations, des communications sur le volontariat. En tout cas, il y a plein d’activités connexes qui sont prévues. Il y a aussi que l’innovation majeure pour cette quatrième édition, c’est au niveau des récompenses. En tout cas, sous la direction des plus hautes autorités, je pense que cette année, il est prévu également des récompenses pour les vainqueurs.

Après trois éditions, les JNRES ont fait leur bonhomme de chemin. A l’orée des 4es jeux, quel bilan tirez-vous ?

Il faut dire que le bilan est satisfaisant parce que lorsque vous regardez aujourd’hui au niveau des championnats des petites catégories, il y a beaucoup d’athlètes qui ont été détectés dans ces compétitions et placés soit dans des clubs ou beaucoup sont en équipe nationale. Il y a beaucoup aussi qui représentent le Burkina dans les compétitions internationales. Quand vous regardez les Jeux de l’AES qui se déroulent actuellement, la majeure partie des disciplines concernées par ces Jeux de la relève sportive, il y a beaucoup qui se retrouvent dans les sélections nationales. Ce sont des motifs de satisfaction. Voilà pourquoi nous appelons d’ailleurs de tous nos vœux pour réformer le projet de la relève qui n’est plus d’actualité. Nous avons introduit un nouveau projet pour pouvoir prendre en compte la relève sportive dans toutes les 17 régions du Burkina. Ce projet va venir véritablement soulager. On l’appelle le projet Faso relève sportive (FARES) qui va prendre en compte l’ensemble des régions. Vous nous donnez l’occasion de souligner quelque chose de très important. Vous savez, ce n’est pas la première fois que des Burkinabè ou des expatriés ont eu l’initiative de créer des académies de sport. Mais au fil du temps, ces académies ont fermé à cause des problèmes de gestion, ça peut être lié à des problèmes de moyens. Vous savez, même les Jeux nationaux de la relève sportive, ce sont en réalité les anciens Jeux de l’Espoir que le ministère organisait et qui sont morts. Donc ce sont ces Jeux que nous avons ramenés et adaptés sous le format des Jeux nationaux de la relève sportive. Donc la question de la relève est aujourd’hui d’actualité. Le Président du Faso est en train de construire des académies pour qu’on puisse former la relève. Mais tant que nous ne développons pas des politiques pour faire fonctionner ces académies-là, ça veut dire que ça va fermer. On n’aura que des infrastructures. Donc déjà, le projet FARES va venir en soutien à cette initiative du président-là, qui va recruter des entraîneurs, qui va recruter des athlètes pour mettre dans ces académies, les former, mettre en place un conseil d’orientation. Donc la relève sera permanente. Si nous ne prenons pas le taureau par les cornes, nous allons nous faire conter l’histoire.

C’est justement une belle transition pour évoquer les perspectives du secrétariat permanent pour ce qui concerne les JNRES.

Il s’agit de l’adoption et de la mise en œuvre du projet Faso relève sportive, qui va prendre en compte l’ensemble des 17 régions du Burkina et les 47 provinces. Ensuite, il va s’agir d’organiser des compétitions à travers ce projet-là, des compétitions intercommunales de la relève. Ensuite, on aura les inter-provinces, les inter-régions. C’est cela les Jeux nationaux de la relève sportive. Donc quand vous regardez le format aujourd’hui des JNRES, c’est des inter-régions. Donc les athlètes sont qualifiés au niveau des régions et ils viennent pour représenter leurs régions au niveau des Jeux nationaux de la relève sportive. Donc logiquement, si on arrive à mettre en place, à travers le projet FARES, les pôles d’excellence à Ouaga et à Bobo, cela veut dire qu’après les Jeux nationaux, on construit des équipes-types, et ces équipes-types sont envoyées chaque année au niveau de ce qu’on va appeler par exemple pôle d’excellence. A Ouaga, naturellement ça va être le COMET (Centre omnisports des Etalons, ndlr). Donc les plus hautes autorités sont en train de construire le COMET. Tous les sportifs de haut niveau pourront passer là-bas, soit pour préparer des compétitions, soit pour se former… En tout cas, tous les dispositifs seront mis en place. Donc, il était de bon ton que le ministère mette en place ce projet Faso relève sportive pour que la relève soit assurée et de manière permanente. C’est ce qui se fait un peu partout dans les différents pays, même à côté de nous dans un pays dont je ne citerai pas le nom. La presse sportive est mieux placée pour regarder de gauche à droite. Donc nous sommes dans le mouvement, nous sommes en phase avec la réalité du moment. Je pense que nous ne sommes pas en retard et nous pensons également que les autorités sont derrière nous pour accompagner ce projet pour que ça puisse aboutir. Donc on ne peut avoir des sportifs de haut niveau si on ne forme pas, la formation c’est un passage obligé et nous sommes déjà dans cette dynamique.

Environ 4000 personnes attendues du côté de Bobo-Dioulasso pour ces 4es JNRES mais également le projet Faso relève sportive qui constitue un chantier gargantuesque. Avez-vous un appel à lancer pour la bonne conduite de ces projets ?

Nous appelons les partenaires et les sponsors à véritablement soutenir la relève sportive de manière globale. Il faut soutenir la formation, soutenir le projet de la relève sportive. Le gouvernement va faire sa part du contrat, mais le gouvernement ne peut pas tout faire. Donc il faudrait aussi qu’on ait de la vision et de la vigilance pour ne pas financer des activités tout simplement. Quand vous regardez un peu sur le terrain, les gens organisent des compétitions de petites. Mais quel bilan on fait ? Comment on capitalise ? Voilà pourquoi le secrétariat permanent a été restructuré pour véritablement pouvoir suivre ces activités, pouvoir les capitaliser, pouvoir tirer profit de toutes ces compétitions, des quartiers, des initiatives privées, et tout cela. Il faudra capitaliser. Et pourquoi pas, au fur et à mesure, faire en sorte que ces cadres soient des cadres de détection de talent pour nous, pour que nous puissions mettre ces talents dans les académies, dans les écoles qui seront construites dans le cadre du projet Faso relève sportive.

Interview réalisée par Bouélé Philippe BATIONO (Le Quotidien/Letalon.net)

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