L’Institut supérieur de technologie (IST) commémore cette année ses 25 ans d’existence sous le thème : « 25 ans d’excellence académique au service du développement et une place méritée dans nos cœurs ». Au cours de cette célébration, trois panels ont été organisés, mercredi 17 mars 2025, dans la salle des banquets de Ouaga 2000, à l’intention des étudiants dont celui sur l’économie du sport et la reconversion des sportifs.
A l’occasion de son jubilé d’argent, l’’Institut supérieur de technologie (IST) a voulu marquer les esprits mais également d’une pierre blanche la commémoration. Pour ce faire, le fondateur Pr Issa Compaoré et son équipe ont mis les petits plats dans les grands invitant des sommités de l’entrepreneuriat, de l’enseignement et du sport pour un partage d’expériences avec les étudiants. Ainsi, ces derniers ont pu suivre trois panels sur divers thématiques, à savoir « Finance alternative des entreprises : cas de la finance islamique, du Crowd Funding et de l’actionnariat populaire », « Parcours d’entrepreneur : s’inspirer des aînés » et « Economie du sport : reconversion des sportifs, partage d’expérience ».
Plus de 250 métiers dans le secteur du sport
Si la plupart n’était pas au courant des opportunités d’emploi et surtout d’entrepreneuriat dans le domaine du sport, les étudiants sont repartis plus que jamais outillés à l’issue du panel animé par le directeur de l’économie du sports, Abou Traoré, le double champion du monde et médaillé de bronze olympique, Fabrice Zango, et les champions Marthe Koala et Mathias Napaongo. Sou la modération de la présidente de Ringo Club, Gloria Guissou Kabré, Abou Traoré a expliqué égrené et expliqué l’ensemble des activités lucratives qui sont organisées autour de la pratique sportive. « Nous avons stabilisé une nomenclature à travers, un décret pris par le président du Faso à 250 métiers actuellement possibles au Burkina Faso. Ces métiers sont répartis en trois branches d’activités et en 13 corps de métiers », a-t-il expliqué.

Le directeur de l’économie du sport a laissé entendre que les groupes de métiers liés au domaine du sport son notamment l’enseignement, l’encadrement (entraîneurs, animateurs sportifs, coaches…), les métiers liés au sportif (le sportif pratiquant, l’image du sportif), les métiers liés à l’entretien et la confection des équipements et l’entretien des sportifs (nutritionnistes, médecins du sports..), la construction et l’entretien des infrastructures sportives, les métiers liés à la réglementation (arbitres, juristes…). Une panoplie de métiers qui, pour le directeur de l’économie du sport, pourrait être de véritables opportunités pour les étudiants.
Sport-études, combinaison gagnante
Multiple champion du monde et médaillé de bronze olympique, Hugues Fabrice Zango qui est également docteur en génie électrique a partagé son expérience avec les étudiants, les encourageant à aller au bout de leurs rêves et de s’en donner les moyens. « Il faut toujours y croire et travailler dur pour réaliser vos rêves », a-t-il insisté. Pour lui, tant qu’on y croit, on peut relever n’importe quel défi. Il a confié qu’il offrirait volontiers des opportunités de stage aux meilleurs étudiants et pourrait leur ouvrir des portes grâce au carnet d’adresses qu’il s’est constitué en tant que sportif de haut niveau.

Pour sa part, Marthe Koala, championne de saut en longueur, a entretenu les étudiants sur les difficultés du sport de haut niveau surtout pour les femmes à cause du regard de la société et la réticence des parents. « J’ai parlé de comment est-ce que le sport de haut niveau est difficile et comment arriver jusque-là. J’ai également expliqué comment on pouvait concilier le sport et les études. La reconversion des sportifs de haut niveau c’est très important parce que c’est un sport qui est incertain, surtout en athlétisme. Pendant qu’on est toujours en activité, il faut préparer l’après-carrière. C’est très important », a-t-elle confié.

Le boxeur Mathias Napaongo alias Le Fighter a encouragé les étudiants et les a appelés à se mettre au sérieux dans tout ce qu’ils font et entreprennent car le Burkina Faso a besoin de sa jeunesse pour avancer. « Je pense que si les gens donnent le meilleur d’eux-mêmes, le Burkina Faso va aller au-delà de tout ce que les gens disent partout dans le monde entier », a-t-il plaidé.
Avec une telle brochette de champions, les étudiants sont repartis plus que jamais outillés et motivés à l’issue du panel.
Par Philippe BATIONO pour Letalon.net





